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Les mutations de l'écriture

Les mutations de l'écriture


Logique, langage, sciences, philosophie



En cette entame du troisième millénaire, la musique adresse une question aux autres arts comme aux sciences : comment ajuster les différentes écritures (musicale, mathématique, chorégraphique, biologique…) aux nouvelles matières sur lesquelles ces pensées embrayent ? S'il est vrai que le système autonome d'écriture musicale (le solfège), inventé il y a près de 1000 ans, s'avère désormais en partie inadapté aux nouveaux matériaux sonores qu'il s'agit de composer, la prolifération empirique des simples notations à laquelle on assiste aujourd'hui ne saurait pourvoir aux mutations en jeu : en matière d'écriture musicale, il en va non de simples techniques neutres mais bien de logique musicale, donc de ce qu'un discours ou un développement veulent musicalement dire. S'il s'agit donc en cette affaire de penser les mutations en cours en matière de « logique musicale » et leurs exigences en matière de nouvelles « lettres/notes » musicales, qu'en estil de soucis semblables dans les autres arts et dans les sciences ? Qu'en est-il de mutations équivalentes dans les autres arts, singulièrement dans ceux qui entreprennent de se doter d'une écriture qui leur soit propre (la chorégraphie) ? Qu'en est-il surtout dans les sciences, dans les mathématiques bien sûr mais aussi en logique comme dans les sciences ayant à nouer leurs propres lettres à l'impératif galiléen de s'écrire mathématiquement ? Comment ce double dispositif (écriture mathématique importée/modes endogènes d'inscription) tend-il aujourd'hui à se nouer en physique, en chimie, en biologie, en informatique… ?
Ce volume rassemble différentes contributions soutenues et discutées lors d'un colloque tenu à l'École normale supérieure (Paris, Ulm) en octobre 2007.